LE PROCESSUS THÉRAPEUTIQUE

À PARTIR DES CATÉGORIES DE BINSWANGER

 

- TEMPORALITÉ (Voir Le temps vécu  de  Minkowski)

 - SPATIALITÉ. (Également le « clos » et « l’ouvert » de Bergson)

La distance vécue, l’horizon, la clarté ou l’obscurcissement sont étroitement liés à l’amplitude de la vie, et l’analyse des perturbations de la spatialisation apporte beaucoup à la compréhension. Le vécu de l’espace, si finement décrit par G. Bachelard, intervient fondamentalement dans l’organisation de l’Univers pathologique. Minkowski avait découvert déjà la relation Temporalisation-Spatialisation et la distorsion de leur rapport dans la schizophrénie (dévalorisation du Temps-surestimation de l’Espace, avec même la spatialisation de la pensée).

 

 - CAUSALITÉ. La catégorie causalité subit aussi des déformations caractéristiques, tels le déterminisme absolu de l’Univers mélancolique régit par la Fatalité, le hasard absolu de l’Univers maniaque, la téléologie absolue du Monde paranoïaque.

 

 - MATÉRIALITÉ. Cette catégorie, très répandue puisqu’on peut y inclure celles de consistance, de résistance, de tension, de luminosité, de coloration, etc…, est également, par ses altérations, un axe de compréhension des structures pathologiques.

Roger Mucchielli, Analyse existentielle et psychothérapie phénoméno-structurale, Dessart 1976, p. 56.

CATEGORIES

Le Dasein

constitue son monde

à partir de ces catégories

LE DASEIN

trouve son monde

et son « Je »

en tout premier lieu

de la façon suivante

ÊTRE-AU-MONDE INAUTHENTIQUE

(ÊTRE-EN-COMMUN - LE « ON »)

        « Le soi-même du Dasein quotidien est le nous-on (Man-selbst), que nous distinguons du soi-même propre, c’est-à-dire du soi-même qui s’est proprement pris en main. En tant que nous-on, le Dasein est chaque fois dispersé dans le on et doit commencer par se trouver. Cette dispersion caractérise le « sujet » dont le genre d’être nous est connu comme immersion préoccupée dans le monde qui se rencontre au plus près. Quand c’est à titre de nous-on que le Dasein est en familiarité avec lui-même, cela entraine alors que c’est le on qui fixe d’avance dans ses grandes lignes l’explicitation à donner immédiatement du monde et de l’être-au-monde. Le nous-on, en vertu duquel le Dasein tend au quotidien, s’intègre à l’ensemble des renvois de la significativité. Le monde du Dasein offre l’étant rencontrante sur fond d’une entièreté de conjoncture qui est familière au on et dont les limites s’établissent en fonction de l’être-dans-la-moyenne du on. De prime abord, le Dasein factif est dans le monde commun tel que ce dernier est dévoilé en moyenne. De prime abord, dans "je suis" le sujet n’est pas au sens de soi-même propre, mais bien les autres à la manière du on. C’est à partir de celui-ci et en tant que celui-ci que je suis à moi-"même"  d’abord "donné". De prime abord, le Dasein est le on et la plupart du temps il le demeure. »

Heidegger, Être et temps,  p. 129 (Traduction François Vezin, p. 172-173)

ÉTAT DU PATIENT

Épuisement du potentiel existentiel. Inauthenticité.

Thérapie

L’ÊTRE-AU-MONDE AUTHENTIQUE

 « Si le Dasein se dévoile pour soi-même le monde en le mettant à sa portée, s’il se découvre à lui-même son propre être, alors ce dévoilement du "monde" et ce découvrement du Dasein s’accomplit toujours en bousculant les abris et les écrans de protection, en faisant sauter les camouflages avec lesquels le Dasein se barricade contre lui-même. »

Heidegger, Être et temps,  p. 129 (Traduction François Vezin, p. 173)

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